

Dans sa sortie médiatique du lundi dernier, au cours de laquelle il a appelé la classe politique congolaise à un dialogue républicain capable de ramener la paix et la cohésion nationale, j’ai entendu l’écho de nos souffrances et de nos aspirations profondes.
Cette intervention, qui s’inscrit dans un engagement continu pour l’avenir de la République, n’est pas simplement une prise de parole, elle est un appel à la responsabilité collective face aux périls qui nous entourent.
Il disait :
Chers compatriotes, je m’adresse à vous aujourd’hui avec gravité, mais sans résignation. Car le plus grand danger qui menace une nation n’est pas seulement la guerre elle‑même, mais l’habitude de la guerre.
Ce moment où l’on commence à considérer comme normal que des territoires échappent à l’autorité de l’État, que des enfants grandissent sous les balles, que des millions de Congolais vivent sans horizon, sans espoir et sans perspective.
La République Démocratique du Congo est agressée.
Cette vérité est parfois murmurée, parfois étouffée, parfois instrumentalisée. Mais elle demeure lourde, douloureuse et historique.
Depuis près de trois décennies, notre pays subit une guerre qui ne dit pas toujours son nom, une guerre faite d’alliances opaques, de groupes armés recyclés, de complicités internes et de silences internationaux.
Mais reconnaître que le Congo est agressé ne suffit pas.
Il faut aussi avoir le courage de dire que notre État est affaibli.
Que nos politiques publiques ont trop souvent échoué à protéger le peuple. Que nos gouvernants, toutes tendances confondues, ont parfois privilégié la survie politique à la survie nationale, et l’intérêt partisan à l’intérêt commun.
Je refuse que le Congo devienne un pays où l’on prie à la place d’agir, où l’on s’indigne sans construire, où l’on accuse sans assumer. Gouverner, s’opposer, militer : tout cela implique des responsabilités. Et aucune responsabilité ne peut rester éternellement fuyante.
C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel solennel à un sursaut national.
Pas un sursaut émotionnel ou ponctuel, mais un sursaut républicain. Un sursaut fondé sur la vérité, sur le dialogue sincère, sur la souveraineté du peuple et sur le respect des institutions.
Le Congo mérite mieux que la guerre permanente. Il mérite un État fort, juste et crédible.
Il mérite la prospérité partagée et la sécurité pour chaque citoyen. Il mérite une République où l’honneur et le courage priment sur la peur et la complaisance.
Nous avons le devoir, collectivement, de rompre avec l’habitude du chaos et de la résignation.
Nous avons le devoir d’affirmer que la paix, le développement et la justice ne sont pas des luxes, mais des droits pour chaque Congolais.
Je refuse que le Congo s’habitue à la guerre, à la pauvreté et au mensonge.
Et je vous invite tous, femmes et hommes de cette nation, à marcher avec moi pour construire ce Congo que nous méritons : un Congo digne, souverain et enfin maître de son destin.
Hugo Zala
Président national, Base Républicaine
